Dumnorix l'Eduen : avide de pouvoir

Publié le par Frédéric Coulon

Le nom de Dumnorix apparaît sur de nombreuses monnaies d'argent éduennes.
Le nom de Dumnorix apparaît sur de nombreuses monnaies d'argent éduennes.

On continue la présentation des personnages du roman Le Trône des Gaules, avec aujourd'hui un zoom sur Dumnorix, personnalité historique du peuple éduen, contemporain de Jules César.

Dumnorix était un notable éduen, frère de Diviciacos, gendre du chef helvète Orgétorix. Avide de pouvoir, Dumnorix était en concurrence permanente avec son frère pour l'octroi chaque année du titre de vergobret des Eduens (chef politique).

Il crée un vaste réseau d'alliances

Dumnorix aurait cherché à établir un vaste réseau d'alliances : il avait marié sa mère à un notable des Bituriges (pays de Bourges) ; sa soeur à un personnage important d'une autre cité de Gaule.

Il avait assumé, peu avant 58 avant J.-C., la magistrature suprême de vergobret, et avait, à cette date, déjà obtenu pour plusieurs années consécutives la ferme des douanes et des impôts prélevés chez les Eduens.

Une unité de cavalerie à sa solde

Sa richesse lui permettait d'entretenir une unité de cavalerie qui lui servait de garde personnelle. Il était considéré comme le chef gaulois qui pouvait lever le plus de cavaliers, dans toute la Gaule. Il commandait d'ailleurs la cavalerie auxiliaire fournie à Jules César par les Eduens.

Son comportement complice envers les Helvètes a été considéré comme une trahison et seule l'influence de son frère Diviciacos auprès de Jules César lui permit d'éviter le jugement et le châtiment.

Tué en 54 avant J.-c., les armes à la main

On retrouve Dumnorix, en 54 avant J.-C., toujours à la tête de la cavalerie éduenne, lors des préparatifs d'embarquement pour l'île de Bretagne à Portus Itius (Boulogne-sur-mer). Il refuse de s'embarquer, quitte le camp avec ses cavaliers mais est rejoint par la cavalerie romaine envoyée à sa poursuite et est tué les armes à la main, alors qu'il aurait déclaré à grands cris être "libre" et "appartenir à un peuple libre".

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