Le célèbre tableau de la reddition de Vercingétorix, entre le romanesque et l'erreur historique

Publié le par Frédéric Coulon

Lionel Royer réalisa en 1899, un tableau devenu célèbre, représentant la reddition, à Alésia, de Vercingétorix. Cependant, ce tableau fantasme complètement la réalité historique, en se basant sur les deux seules sources écrites antiques ayant décrit cette reddition de l'année 52 avant J.-C.

Analyse en images...

Qui est le véritable héros dans ce tableau ? Les regards désignent Vercingétorix !

Qui est le véritable héros dans ce tableau ? Les regards désignent Vercingétorix !

Lionel Royer rétablit l'égalité entre Vercingétorix et Jules César, et honore la force des Gaulois, par l'attribution des surfaces (parfaitement équivalentes)

Lionel Royer rétablit l'égalité entre Vercingétorix et Jules César, et honore la force des Gaulois, par l'attribution des surfaces (parfaitement équivalentes)

Lionel Royer suggère la supériorité du vaincu Vercingétorix

Lionel Royer suggère la supériorité du vaincu Vercingétorix

Les Gaulois occupent le devant de cette scène "théâtrale avec Vercingétorix à cheval, avec cette grande lance et cette grande épée posées au sol, puis avec ce Gaulois ligoté, à genoux (à droite)

Les Gaulois occupent le devant de cette scène "théâtrale avec Vercingétorix à cheval, avec cette grande lance et cette grande épée posées au sol, puis avec ce Gaulois ligoté, à genoux (à droite)

Le cheval a la robe blanche, comme les chevaux blancs des rois de France !

Le cheval a la robe blanche, comme les chevaux blancs des rois de France !

Une chevelure et une moustache qui proviennent de textes antiques, mais qui n'ont pas de fondement historique.

Une chevelure et une moustache qui proviennent de textes antiques, mais qui n'ont pas de fondement historique.

Voici la première source antique qui a induit Lionel Royer en erreur. Bien qu'il faut admettre une véritable volonté, légitime, chez Lionel Royer, de demeurer libre dans sa création, en véritable artiste :

César ordonne que les armes soient rendues, que les chefs soient conduits à lui. Lui-même s’assied dans le retranchement, devant le camp. Les chefs y sont conduits. Vercingétorix se rend. Les Héduens et les Arvernes furent mis en part, pour le cas où il pourrait, grâce à eux, reprendre des villes. Les autres captifs sont distribués à toute l’armée comme butin, à raison d’un prisonnier par personne

Jules César, Guerre des Gaules, Livre VIII, 89.

Voici la deuxième source antique qui a induit Lionel Royer en erreur :

Les assiégés, après s’être donné bien du mal à eux-mêmes et en avoir donné beaucoup à César, finirent par se rendre. Vercingétorix, qui avait été l’âme de toute cette guerre, fit parer son cheval, prit ses plus belles armes et sortit ainsi de la ville. Puis, après avoir fait caracoler son cheval autour de César, qui était assis, il mit pied à terre, jeta toutes ses armes et alla s’asseoir aux pieds de César où il se tint en silence, jusqu’au moment où César le remit à ses gardes en vue de son triomphe

Plutarque, Vie de César.

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ghj 15/01/2017 11:59

toz

Personne intelligente ou pas 07/04/2017 15:21

Je pense que c'est informations me seront tres utiles pour mon exposer d'histoire mdr !

black eagle 05/11/2015 14:51

A toz

gxg 16/01/2016 18:56

toz

anonymous 11/10/2015 16:33

yo les potes

lolman2 24/09/2015 15:27

Arrete lolman tes trop rigolololo

ghnhjhg 21/09/2015 19:49

lol

lolman 24/09/2015 15:23

mdr tes trop marrant toi !