Le druide dans la société gauloise

Publié le par Frédéric Coulon

Le druide dans la société gauloise

Les druides étaient l'élite intellectuelle de la société gauloise, jusqu'à l'après Guerre des Gaules au Ier siècle avant J.-C., période trouble qui vit Rome rechercher et pourchasser cette élite en Gaule. Le seul druide qui est resté dan l'histoire se nomme Diviciacos. Ce notable éduen, était admiré de Cicéron. Tous deux aimaient parler des sciences de la nature et du monde invisible (l'au-delà notamment, la réincarnation en laquelle croyaient les peuples gaulois).

Les druides étaient polyvalents

Formant une classe sacerdotale divisée en théologiens, prêtres, juges, enseignants, bardes, poètes, médecins, devins, les druides occupaient une place privilégiée : ils étaient écoutés, respectés, et étaient exempts d'impôts.

20 ans de formation

Selon Jules César, dans son Bellum Gallicum, les druides constituaient une classe professionnelle, dans la mesure où ils avaient suivi une initiation spéciale d'une durée de vingt ans.

Conseil druidique

Les druides étaient les yeux et les oreilles de la Gaule, car ils se réunissaient en conseil tous les ans à date fixe, en un lieu consacré dans le territoire des Carnutes, au centre de la Gaule (Chartres).

Ils réglaient pendant ces conseils, les différents entre tribus et rendaient leur jugement.

Selon l'étymologie, "druide" veut dire dru-wides : soit "les très savants".

Enseignants, les druides étaient les gardiens de la tradition orale touchant à tous les domaines de la connaissance, notamment l'astronomie, la métaphysique et la cosmologie.

Des savoirs transmis par oral, jamais par écrit

Les rituels et cérémonies demeurent quant à elle très floues. En effet, la transmission du savoir sacré ne se transmettait que de manière orale, les druides refusant l'écriture. Il ne reste des rituels que des bribes rapportées par les appréciations (très générales) des auteurs gréco-latins.

La cueillette du gui

S'il est une cérémonie associée aux druides, c'est bien celle de la cueillette du gui, rendue célèbre par le naturaliste latin Pline l'Ancien dans son Histoire Naturelle. La cueillette du gui faisait l'objet d'une cérémonie ordonnée et solennelle, la plante étant recueillie lors de la sixième lune. Après avoir préparé au pied de l'arbre le sacrifice et le repas religieux, les druides amenaient deux taureaux blancs dont les cornes étaient attachées ensemble pour la première fois. Un prêtre montait dans l'arbre avec une serpe d'or, il coupait le gui. Puis les victimes étaient immolées, raconte Pline l'Ancien. Ces cérémonies étaient célébrées au coeur des nemeton sacrés (clairières).

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