Le système d'espionnage romain pendant la Guerre des Gaules : les déserteurs

Publié le par Frédéric Coulon

Le système d'espionnage romain pendant la Guerre des Gaules : les déserteurs

Les déserteurs, auxquels fait référence plusieurs fois Jules César dans Bellum Gallicum, étaient considérés comme plutôt mal informés, et étaient plutôt connus pour leurs exagérations, servant à paraître utiles à l'autre camp vers lequel ils se retournaient.

Alors César recoupait les informations qu'ils fournissaient avec d'autres sources (éclaireurs, espions, prisonniers). Pendant le siège d'Alésia, en 52 avant J.-C., des déserteurs informèrent César des plans de Vercingétorix. Notamment dans l'extrait ci-dessous :

Mis au courant par des déserteurs et des prisonniers [de la décision de Vercingétorix de faire partir toute sa cavalerie, de nuit, d'Alésia], César entreprit les travaux que voici. Il creusa un fossé de vingt pieds de large, à côtés verticaux, en sorte que la largeur du fond était égale à la distance entre les deux bords ; il mit entre ce fossé et toutes les autres fortifications une distance de quatre cents pieds ; il voulait ainsi éviter des surprises, car ayant été obligé d'embrasser un si vaste espace et pouvant difficilement garnir de soldats toute la ligne, il devait craindre soit que pendant la nuit l'ennemi ne se lançât en masse contre les retranchements, soit que de jour il ne lançât des traits contre nos troupes, qui avaient à travailler aux fortifications

Jules César, Guerre des Gaules, Livre VII, 72.

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